L'Afrique n'est pas restée en marge de la mobilisation mondiale pour le climat. En Ouganda, au Kenya et d'autres pays des centaines de jeunes sont descendus dans les rues, rapporte l'AFP.
Lorsque Leah Namugerwa a eu 15 ans au mois d'août dernier, elle a décidé de planter 200 arbres plutôt que d'organiser une fête d'anniversaire. Cette jeune Ougandaise est l'une des activistes de la lutte contre le changement climatique dans son pays. Son histoire tourne en boucle dans les médias locaux. Normal, son modèle s'appelle Greta Thunberg. C'est donc tout naturellement qu'on la retrouve en première ligne ce vendredi 20 septembre, jour historique de mobilisation pour toute la jeunesse mondiale.
Des jeunes lanceurs d'alerte
« Si les adultes ne sont pas disposés à assumer le leadership, mes camarades et moi-même le dirigerons. Pourquoi devrais-je regarder que des injustices environnementales se produisent sous mes yeux ? » a déclaré la jeune écolière à Kigali, la capitale rwandaise, la semaine dernière, après avoir été ovationnée pour son discours sur l'urgence climatique. « Certaines personnes m'ont critiquée. Ils disent que, à mon âge et le vendredi, je devrais être dans une salle de classe et non dans la rue en train de faire la grève. Heureusement que mes parents m'ont soutenue. Ils m'ont encouragée. » Originaire du district de Mukono, dont les forêts ont été décimées ces dernières décennies en raison de l'expansion de la capitale ougandaise voisine, elle a organisé toute seule sa première manifestation pour la défense de l'environnement un vendredi en février cette année, dans une banlieue de Kampala.
Depuis, les chiffres ne sont plus du tout les mêmes. Des centaines de jeunes ougandais ont suivi son exemple. Arrivés par bus, en moto-taxis ou à pied, des écoliers ont commencé leur marche dans la ville de Wakiso, aux abords de la capitale Kampala. Ils arboraient des pancartes dénonçant l'échec de leur gouvernement à s'attaquer à la problématique du changement climatique. «Combien de personnes doivent mourir avant que vous n'agissiez ? » demandait sur un écriteau Cissy Mukasa, 12 ans, citée par l'AFP. « Cette fois-ci, le gouvernement doit agir », était-il aussi écrit.